Marie-Josée ArchambaultL’une des grandes constatations de ce grand confinement que nous vivons tous en ce moment, c’est que si la gestion du temps d’écran familial était tout un défi pour les parents en temps normal «Avant-Covid», ce n’est devenu rien de moins qu’un challenge en temps de pandémie. À la limite, un combat peut être perdu d’avance alors qu’un retour à la norme n’est visiblement pas pour demain!

Lynn Jatania

Nous vivons des moments étranges et emplis d’incertitude. Déjà, en tant que parents, nous cherchons à trouver les bonnes règles quant à l’utilisation des écrans et des médias sociaux. Mais maintenant que nous sommes confrontés à une quarantaine prolongée et à la distanciation sociale, les règles s’assouplissent et changent chaque jour.

Parfois je me dis que le monde a bien changé depuis mon adolescence. Lorsque je regarde mon ado, aujourd’hui âgé de 13 ans, perpétuellement connecté à son téléphone, comme si celui-ci lui était greffé à la main, il m’arrive d’avoir l’impression que mille ans nous séparent (minimum comme dirait l’autre!)

Qu’on se le dise!

Être parent aujourd’hui, c’est loin d’être toujours simple! Il suffit en effet de penser à toutes ces injonctions qui nous sont faites constamment, parmi lesquelles nous nous retrouvons désormais à devoir légiférer en plus sur la consommation des écrans par nos chers ados!

Je suis récemment devenue la chauffeuse privée de mon fils et de son groupe d’amis lorsqu’ils jouent ou se rencontrent un après-midi par semaine chez l’un deux. Il est clair que mon rôle de conductrice est d’être invisible : ils discutent et font les clowns dans la voiture comme si je n’étais pas là et si j’interviens dans leur conversation, ils figent un moment ne sachant pas trop d’où vient cette voix avant de l’ignorer et de poursuivre leur discussion. Je suis là pour graviter autour d’eux, et non m’immiscer.

Pages