Les ados avertis promulguent la clarté pour tous

Nous l’avons tous fait : défiler tout un mur de texte jusqu’au bouton « J’accepte » sans vraiment comprendre ce à quoi nous avions consenti. Puis, lorsque nous utilisons la plateforme, des messages comme « Nous avons apporté des changements à nos conditions d’utilisation » nous rappellent simplement que nous ne les avions probablement pas lues en premier lieu. Notre monde est de plus en plus influencé par les données qui sont recueillies à notre sujet. Pour les jeunes en particulier, des conséquences graves et inattendues pourraient avoir un impact pendant leur vie entière.

Par Samantha McAleese, associée de recherche chez HabiloMédias et
David Fowler, vice-président en marketing et communications de l’ACEI.

Mon Dieu! Je suis à un cheveu de croire que j’ai un réel problème d’alignement de mes chakras !

Ça y est, c’est l’âge : ma fille, 10 ans, veut un compte sur Facebook. Comme plusieurs de ses amies, qui en ont déjà un depuis longtemps. Même si l’âge légal est de 13 ans… La pression est forte. La tentation est grande d’accepter à condition que « tu m’acceptes comme amie et que je vérifie tout ce que tu postes et ce que tu reçois »… Comme cette maman qui surveille les réseaux sociaux de ses enfants à partir de son téléphone cellulaire.

La protection des renseignements personnels et l’importance de protéger notre vie privée en ligne, j’en ai bien l’impression, c’est clairement devenu l’enjeu de l’heure dans les médias. Car ce serait incontestablement un euphémisme que de dire qu’il faudrait vivre dans une grotte perdue au fin fond des bois ces jours-ci pour ne pas avoir entendu parler du fameux scandale de Cambridge Analytica. Cette «affaire» par laquelle, tous autant que nous sommes, nous n’avons pu faire autrement que d’être confrontés à la vulnérabilité de nos données personnelles lorsqu’il est question de leur protection et de leur sécurité.

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