Le sectarisme, sous ses diverses formes, est présent depuis longtemps, au moins depuis que les Grecques ont inventé le terme « barbare » pour signifier « toute personne qui ne fait pas partie de notre groupe » et probablement depuis encore plus longtemps. Il n’est donc pas surprenant que le racisme, le sexisme et les autres préjudices se soient frayé un chemin sur Internet. Le nouveau rapport de HabiloMédias intitulé Jeunes Canadiens dans un monde branché : Contenu raciste et sexiste en ligne examine la fréquence à laquelle les jeunes sont exposés aux préjudices, comment ils se sentent face à ceux-ci et comment ils y réagissent.

Bigotry, in its various forms, has been with us for a long time – at least since the Greeks coined the word “barbarian” to mean “anyone who isn’t us,” and likely longer – so it’s not surprising that racism, sexism and other prejudices have found a home on the Internet. MediaSmarts’ new report Young Canadians in a Wired World: Encountering Racist and Sexist Content Online looks at how often Canadian youth are exposed to prejudice, how it makes them feel and how they respond to it.

Une relation de longue date existe entre Internet et le sexe. D’aussi loin que les années 1980, Usenet et les systèmes de babillard électronique locaux étaient utilisés pour partager des fichiers texte pornographiques et des images grossières, et les gens se servaient des médias numériques pour établir et entretenir des relations en ligne. Toutefois, les estimations portant sur le volume de trafic en ligne et le contenu à teneur sexuelle ont tendance à être exagérées[1] et notre nouveau rapport – La sexualité et les relations amoureuses à l’ère du numérique – tiré du sondage d’HabiloMédias Jeunes Canadiens dans un monde branché, mené auprès de 5 436 élèves, montre que la sexualité et les relations amoureuses n’occupent qu’une place relativement petite dans la vie en ligne des jeunes Canadiens.

It’s hard to think of a recent digital technology issue that’s captured the public imagination more than sexting. This may be because it combines elements of the classic moral panic with more modern “technopanic,” provoking worries not just about the morality of our children – and, in particular, young girls – but also about the possible effects of technology on how we grow, think and behave. As with most panics, of course, the issue is substantially more complicated and less sensational than we perceive it to be, and while it’s unlikely that our worries about sexting will ever seem in retrospect to be as absurd as our grandparents’ fears about crime comics, MediaSmarts’ new data shows that many of our beliefs and assumptions on the subject need closer examination.

There’s a long-standing relationship between sex and the Internet. As far as back the 1980s, Usenet and local bulletin board systems were used to share pornographic text files and crude (in both senses) graphics, and people have been using digital media to form and carry out online relationships at least as long. However, just as estimates of how much online traffic and content is made up of sexual material tend to be exaggerated[1], our new report – Sexuality and Romantic Relationships in the Digital Age – from MediaSmarts’ Young Canadians in a Wired World survey of 5,436 students, shows that for Canadian youth, sexuality and romantic relationships play a fairly small part of their online lives.

Parmi les enjeux récents associés à la technologie numérique, peu n’enflamment autant l’imagination du public que le sextage. Peut-être est-ce parce qu’il combine des éléments de la panique morale classique à des préoccupations modernes, qualifiées de « technopanique », à propos de la moralité de nos enfants – en particulier celle des jeunes filles – et de l’impact potentiel de la technologie sur la croissance, le raisonnement et le comportement. Bien entendu, comme pour la plupart des cas de panique, le problème est beaucoup plus compliqué et moins sensationnel que nous ne le percevons. S’il est peu probable que nos inquiétudes à l’égard du sextage paraîtront un jour, en rétrospective, aussi absurdes que les craintes qu’avaient nos grands-parents à propos de la criminalité dans les bandes dessinées, les nouvelles données d’HabiloMédias indiquent que nous devrions revoir en profondeur un grand nombre de nos opinions et hypothèses sur le sujet.

Cela fait bientôt 15 ans que Mark Prensky a inventé le terme « enfants du numérique » pour décrire les jeunes ayant grandi avec Internet et les médias numériques. En fait, les enfants nés l’année de la publication de son livre sont maintenant au secondaire. Si, pour beaucoup de gens, l’image des jeunes naviguant comme des poissons dans l’eau sur les plateformes numériques persiste – ainsi que celle des adultes, les parents particulièrement, considérés (souvent par eux-mêmes) comme complètement dépassés –, il reste à savoir si cette perception correspond vraiment à la réalité. Les jeunes Canadiens ont-ils réellement des connaissances numériques de base ? Et s’ils ne sont pas des « enfants du numérique » qui acquièrent leurs compétences sans effort par eux-mêmes ou grâce à leurs pairs, les élèves apprennent-ils ce qu’ils ont besoin de savoir de leurs parents ou de leurs professeurs ?

It’s been almost fifteen years since Mark Prensky coined the term “digital native” to describe young people who have grown up with the Internet and digital media. In fact, the children who were born the year Prensky’s book was published are now in high school. While for many, the public perception of young people taking to digital platforms like ducks to water persists – accompanied by the image of adults, particularly parents, who are seen (often by themselves) as hopelessly out of their depth – the question remains how close that image is to reality. Are Canadian youth truly digitally literate? And if they are not “digital natives” who effortlessly acquire their skills on their own or from peers, are students learning what they need from their parents or teachers?

La cyberintimidation représente-t-elle un gros problème ? Si l’on en juge par la couverture médiatique qui met souvent en lumière les cas les plus extrêmes et les plus dramatiques, c’est une véritable épidémie, à laquelle les établissements scolaires ainsi que les législateurs ont souvent réagi par des mesures répressives. Les élèves, pour leur part, sont plus susceptibles de dire que la cyberintimidation est moins problématique que ce que les adultes croient – bien que, dans de nombreux cas, même eux surestiment sa fréquence réelle. La cyberintimidation : Agir sur la méchanceté, la cruauté et les menaces en ligne, le troisième d’une série de rapports d’HabiloMédias basés sur des données provenant de notre enquête Jeunes Canadiens dans un monde branché, suggère qu’en ce qui concerne les jeunes Canadiens, la réponse se situe quelque part entre les deux, brossant un tableau des conflits en ligne qui exige des réactions plus nuancées, remises en contexte et basées sur des faits.

How big a problem is cyberbullying? To judge by media coverage, which frequently focuses on the most sensational and extreme cases, it’s an epidemic, and schools and legislators have often responded with heavy-handed measures. Students, on the other hand, are more likely to say that cyberbullying is less of an issue than adults perceive it to be – though even they, in many cases, overestimate how common it actually is. MediaSmarts’ report Cyberbullying: Dealing with Online Meanness, Cruelty and Threats, the third in a series of reports based on data from our Young Canadians in a Wired World survey, suggests that so far as Canadian youth are concerned the answer is somewhere in between, presenting a portrait of online conflict that demands more nuanced, contextualized and evidence-based responses.

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