Peu de questions reflètent notre anxiété concernant les jeunes et les médias sociaux comme le sextage. Comme pour les technologies qui remontent au moins au télégraphe, une grande partie de cette anxiété concerne précisément les filles et les femmes, ce qui est logique dans une certaine mesure : bien que les garçons et les filles envoient des sextos à peu près dans les mêmes proportions et que les sextos envoyés par les garçons soient plus susceptibles d’être transférés, il est vrai que la société désapprouve davantage les filles qui envoient des sextos et, par conséquent, que le tort qui leur est fait est plus grand lorsque des sextos qu’elles ont envoyés rejoignent un public plus élargi que prévu.

En 2015, HabiloMédias et PREVNet ont mené une étude (financée par TELUS) auprès d’élèves canadiens afin de savoir comment offrir aux jeunes de meilleurs conseils et un meilleur soutien lorsqu’ils sont témoins de cyberintimidation. Cette recherche, intitulée Les expériences de la cyberintimidation des jeunes Canadiens, visait à découvrir trois choses : quels sont les obstacles à l’intervention des témoins de la cyberintimidation, quelles sont les mesures incitatives qui augmenteraient la probabilité d’intervention, et quelles interventions sont plus ou moins susceptibles d’avoir des répercussions positives.

Depuis plus d’une décennie, HabiloMédias est un chef de file de la littératie numérique au Canada. C’est ce que reflète le cadre élémentaire de littératie numérique que nous avons lancé en 2015. Le cadre Utiliser, comprendre et créer se fonde sur une approche holistique qui reconnaît que les différentes compétences qui composent la littératie numérique ne peuvent pas être entièrement séparées. Le cadre recense six aspects de la littératie numérique qui se chevauchent : éthique et empathie, vie privée et sécurité, trouver et vérifier, santé numérique, sensibilisation des consommateurs, et mobilisation communautaire. 

Aujourd’hui est La journée du chandail rose, une initiative nationale pour mettre fin à l’intimidation en ligne et hors ligne. Depuis 2007, des Canadiens portent des chandails roses pour montrer leur engagement à mettre fin à l’intimidation sous toutes ses formes.

La cyberintimidation, on en entend beaucoup parler n’est-ce pas ? Et cela, d’une façon qui bien souvent, donne l’impression au parent moyen dont je suis que ce fléau soit plus exagérément rependu qu’il ne l’est sans doute en réalité!

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