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Les meilleures pratiques suivantes servent de guide aux journalistes afin de les aider à éviter les pièges de l’exagération, du manque de vérification et du cadrage biaisé, inhérents à la production de l’information contemporaine.

Comme pour les autres types d’actualité, le caractère « digne d’intérêt » est l’élément essentiel de la couverture en santé et en sciences. Outre les facteurs qui influencent généralement ce caractère, Boyce Rensberger, dans A Field Guide for Science Writers, identifie quatre facteurs propres aux sujets scientifiques.

Le journalisme est encadré par un ensemble de normes qui reflètent le rôle qu’il aspire à jouer dans la société, même si celles-ci sont sans cesse débattues et remises en question. Il existe cependant des pratiques établies qui guident le fonctionnement de l’industrie.

« L’actualité est censée être un miroir tendu au monde, mais le monde est bien trop vaste pour tenir dans notre miroir. La tâche fondamentale des médias, jour après jour, est de décider quoi couvrir, c’est-à-dire de décider ce qui est digne d’intérêt. »

La couverture médiatique de la santé et des sciences est influencée à la fois par des normes économiques (les conditions et contraintes dans lesquelles les journalistes exercent leur travail) et par des normes journalistiques telles que l’objectivité et l’équilibre. Ces deux dimensions ont un impact sur la manière dont ces sujets sont traités.

Comme dans d’autres genres et sous-genres, l’actualité en santé et en sciences repose sur des figures narratives standardisées, utilisées par les journalistes et attendues par le public.

Pour contrer les biais structurels et les figures narratives sensationnalistes qui dominent actuellement la couverture médiatique du crime, les salles de rédaction doivent volontairement réorienter leurs pratiques vers la reddition de comptes, la contextualisation et l’humanisation des personnes concernées. Améliorer la couverture médiatique du crime exige que les journalistes redéfinissent leur mission et privilégient l’analyse structurelle aux dépens des détails anecdotiques.

La production de l’actualité criminelle est « invariablement le résultat d’un long processus de sélection où la matière brute est triée, façonnée, éditée et recréée ». Les choix effectués au cours de ce processus privilégient souvent la facilité de production, le sensationnel et les discours policiers.

L’actualité criminelle utilise des cadres narratifs spécifiques pour simplifier des enjeux complexes, ce qui conduit souvent à des représentations biaisées et stigmatisantes.

L’actualité criminelle est un sous-genre bien établi qui reflète les priorités des organisations, les préférences du public et certains biais systémiques. En effet, « les médias d’information ne couvrent pas de manière systématique toutes les formes de criminalité et de victimisation. Ils mettent l’accent sur certains crimes tout en en ignorant d’autres. Ils compatissent avec certaines victimes tout en en blâmant d’autres. »