L’industrie des médias sociaux
L’industrie des médias sociaux représente une transformation profonde du paysage médiatique traditionnel, passant d’une communication hiérarchique unidirectionnelle à des réseaux numériques décentralisés et interactifs

L’industrie des médias sociaux représente une transformation profonde du paysage médiatique traditionnel, passant d’une communication hiérarchique unidirectionnelle à des réseaux numériques décentralisés et interactifs

« L’actualité est censée être un miroir tendu au monde, mais le monde est bien trop vaste pour tenir dans notre miroir. La tâche fondamentale des médias, jour après jour, est de décider quoi couvrir, c’est-à-dire de décider ce qui est digne d’intérêt. »

Pour contrer les biais structurels et les figures narratives sensationnalistes qui dominent actuellement la couverture médiatique du crime, les salles de rédaction doivent volontairement réorienter leurs pratiques vers la reddition de comptes, la contextualisation et l’humanisation des personnes concernées. Améliorer la couverture médiatique du crime exige que les journalistes redéfinissent leur mission et privilégient l’analyse structurelle aux dépens des détails anecdotiques.

Le journalisme a été décrit comme le moteur de la démocratie , et les élections, de même, ont longtemps été le gagne-pain des journalistes. Cependant, la relation entre les deux a toujours été tendue. La couverture médiatique donne souvent une fausse image de l’opinion publique sur les sujets controversés : bien que plus de 80 % des Américains soutiennent les politiques visant à limiter les effets du changement climatique, ils pensent que moins de la moitié de la population est d'accord avec ces politiques. Même Thomas Jefferson, un ardent défenseur de la liberté de presse, a dit, alors qu'il était président, que rien de ce qui est publié dans les journaux n'est crédible et que la vérité elle-même devient douteuse lorsqu'elle est présentée par un tel vecteur pollué.

La pression qu’exercent la publicité, la télévision, le cinéma et les nouveaux médias sur les adolescents pour qu’ils soient sexuellement attirants, et sexuellement actifs, est grande. De plus, les représentations médiatiques des relations donnent souvent des leçons malsaines.

Plusieurs chercheurs et universitaires ont décelé l’existence d’une variété de stéréotypes chez les personnages masculins mis en avant dans les médias. Le rapport Boys to Men: Media Messages About Masculinity en définit cinq comme étant les plus courants : Le Comique, Le Dur, L’Homme fort, Le Grand Boss (ou L’Homme d’affaires), Le Héros.

Plus que toute autre chose dans les médias, la couverture médiatique influence les personnes et les questions qui font partie de la conversation nationale et la façon dont ces questions sont abordées[1]. Lorsqu’il est question des peuples et des communautés autochtones, les questions politiques ou constitutionnelles, les incendies de forêt, la pauvreté, les abus sexuels et la dépendance aux drogues semblent souvent constituer la seule forme de couverture médiatique accordée aux communautés autochtones. Quelques reportages sur des activités culturelles apparaissent ici et là dans les médias locaux, mais il faut être très attentif pour les trouver.

Il est prouvé que l’éducation aux médias peut lutter contre la pratique des médias qui nous imposent des modèles masculins et féminins parfaitement irréalistes. Par exemple, une étude réalisée en 2015 révèle que les filles aussi jeunes que la 5e année qui ont reçu une éducation aux médias à l’école avaient une meilleure estime d’elles-mêmes et étaient plus satisfaites de leur corps.

Il est difficile de définir une fois pour toutes l’effet de la violence dans les médias sur les consommateurs et les jeunes. Un certain nombre de raisons expliquent cette difficulté, mais l’enjeu principal demeure la complexité à définir ou à classer des termes comme « violence » et « agression ».

On assiste aujourd’hui à une résurgence de l’antisémitisme dans les médias populaires, et ce, non seulement au Canada mais aussi à l’échelle planétaire. Bien qu’il compte la quatrième plus importante communauté juive du monde, le Canada ne fait pas partie des pays où l’antisémitisme a augmenté le plus considérablement.