Le réseautage social est l’une des activés en ligne les plus populaires au Canada : selon l’étude Canada en ligne !, 40 pour cent des canadiens, tous âges confondus, utilisent un site de réseautage social. Et Facebook est de loin le plus populaire de ces sites, avec plus de sept millions d’adhérents canadiens actifs.

Les jeunes de 12 à 24 ans sont les plus grands utilisateurs de téléphones cellulaires au Canada. Selon le Project Teen Canada, 54 pour cent des adolescents utilisent leur téléphone quotidiennement.

L’énorme richesse informationnelle que renferme Internet n’a pas échappé aux écoles, qui n’hésitent pas à envoyer les élèves sur le Web pour y faire de la recherche : selon une étude réalisée en 2009, 72 pour cent des enseignants donnent des devoirs impliquant l’utilisation d’Internet. Cependant, cette incitation à utiliser Internet n’est pas forcément précédée d’une formation sur la façon de rechercher sur le Net. Il est donc important pour les parents de pouvoir guider leurs enfants lorsqu’ils doivent faire des recherches en ligne.

Ce n’est là qu’un exemple du fabuleux potentiel des médias numériques à l’école, mais la combinaison de la technologie et de l’apprentissage n’est pas sans défis. Dans notre société, peu de professions ont été touchées par l’arrivée des technologies numériques autant que l’enseignement : des téléphones cellulaires en classe à la consultation de Wikipédia et autres ressources en ligne pour les cours, en passant par la nécessité d’intégrer les TIC dans toutes les matières, tous les aspects de la vie professionnelle des enseignants s’est sont trouvés modifiés. Et comme la popularité des médias sociaux ne cesse de croître, tant chez les jeunes que chez les adultes, il est plus difficile que jamais pour les enseignants de maintenir clairement la limite entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.

Conseils de sécurité par âge (2 à 4 ans)

Beaucoup d’enfants de l’âge préscolaire sont déjà des utilisateurs actifs des ordinateurs. Selon une étude de 2012 par Ofcom, un tiers des enfants de 3 à 4 ans se rendent sur Internet à l’aide d’un ordinateur, tandis qu’une étude de 2011 par Common Sense Media a révélé qu’à peu près le même nombre d’enfants se servent d’appareils portables tels que les téléphones intelligents et les tablettes. Bien que les 2 à 4 ans aient une capacité de concentration trop courte pour faire des activités en ligne, les images et les sons peuvent stimuler leur imagination et s’intégrer à leurs premières expériences du monde qui les entoure.

La Stratégie Ender, classique de science-fiction parue en 1985, est l’un des nombreux titres de cette période à avoir pressenti l’avènement d’Internet et son éventuelle importance dans la société. Bien qu’à certains égards, la technologie décrite dans le roman nous semble quelque peu dépassée (elle ressemble davantage un tableau d’affichage s’appuyant sur le texte qu’au Web que l’on connaît aujourd’hui), un élément s’avère tout particulièrement prémonitoire : l’utilisation d’un réseau pour permettre aux jeunes de participer pleinement à la société. Les jeunes d’aujourd’hui n’utilisent pas Internet pour dominer le monde comme le font les personnages du roman, mais ils s’en servent de plus en plus pour changer le monde et un nombre croissant d’enseignants ont recours à Internet pour promouvoir l’engagement civique dans la classe.

Jouer sans se faire jouer

Ce jeu, conçu pour les jeunes de 8 à 10 ans, convie les joueurs à en apprendre davantage sur le marketing en ligne, la protection de la vie privée et les rencontres avec des étrangers.

Qui dit vrai ?

Dans ce deuxième jeu interactif, conçu pour les jeunes de 8 à 10 ans, les trois cybercochons réalisent l’importance de vérifier l’information trouvée en ligne et la nécessité de respecter la nétiquette lorsqu’ils communiquent avec d’autres internautes. Ils apprennent également à discerner les faits des opinions et à reconnaître les préjugés et les stéréotypes dans les contenus en ligne.

Pirates de la vie privée

Ce tutoriel initie les enfants âgés de 7 à 9 ans au concept de la vie privée en ligne et leur enseigne à faire la distinction entre les renseignements qu’ils peuvent divulguer et ceux qu’il est préférable de garder pour soi. Le tutoriel les aide également à comprendre que leur décision peut varier, selon les contextes.

Une affaire de fraude récente au Colorado touchant sur l’accès aux informations chiffrées est devenue une boîte de Pandore virtuel. Comme de fait, cette analogie n’est certainement pas la plus propice étant donné la situation actuelle. À l’heure présente, les procureurs américains cherchent de contraindre une femme à déchiffrer le disque dur de son ordinateur afin d’aider à la court dans leur poursuite contre elle. Ce cas illustre bien la tension qui existe entre la manière que nous percevons les nouvelles technologies et la réalité de comment elles fonctionnent. En plus, les polémiques touchant à ce sujet démontrent jusqu’à quel point la loi dépend de nos interprétations en ce qui concerne le monde du numérique. La décision du tribunal américain établira une jurisprudence qui pourra sans-doute avoir des implications au Canada. Ce qui rend cette situation tellement importante pour le domaine de la loi numérique c’est que ce sont nos propres perceptions culturelles erronées qui forment le soubassement de la crise légale.

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