Impact des médias sur l’image corporelle

Bien qu’elles ne soient pas le seul facteur, les représentations médiatiques du poids et de la forme du corps sont un élément majeur dans les problèmes d’image corporelle. Les médias de tous les genres encouragent fréquemment la stigmatisation du poids, présentant le plus souvent le poids comme étant une responsabilité individuelle[1]. Le temps passé à naviguer sur les médias sociaux et à regarder la télévision[2] ainsi que l’exposition à des photos manipulées dans les médias sociaux[3] ont été associés à une image corporelle négative ou à une préoccupation accrue quant à l’apparence.

En outre, les deux autres facteurs relevés dans le modèle d’influence tripartite[4], c’est-à-dire les parents et les pairs, signifient que l’image corporelle des jeunes, même si leur image corporelle n’est pas directement influencée par les médias, peut être influencée par ce qu’ils pensent que les autres pensent[5] : par exemple, une étude a montré que si les médias sociaux étaient liés à une moindre satisfaction corporelle, ce n’était pas le cas lorsqu’ils amenaient les utilisateurs à se comparer aux autres[6].

L’image corporelle étant traditionnellement considérée comme un problème touchant davantage les filles, un nombre croissant de recherches ont été menées sur l’image corporelle des garçons. Une étude australienne a révélé que les problèmes d’image corporelle chez les hommes étaient liés à une qualité de vie inférieure tant chez les hommes que chez les femmes[7].

L’image corporelle chez les filles

Où que nous posions le regard, nous sommes littéralement bombardés d’images de corps féminins, des femmes et des filles – et leurs attributs – servent à vendre n’importe quoi, de la nourriture en passant par les voitures. Les comédiennes du cinéma et de la télévision sont de plus en plus jeunes, grandes et minces. Les magazines féminins regorgent d’articles soulignant l’urgence de perdre ces dix derniers kilos en trop pour enfin toucher le bonheur : un mariage parfait, des enfants merveilleux, une sexualité formidable et une carrière gratifiante. L’ère de Snapchat, TikTok et d’Instagram a perpétué la notion voulant que nous devions avoir le type idéal de corps pour avoir une vie idéale.

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Couverture du magazine Santé montrant une mannequin svelte faisant face à l’appareil photo. Le titre indique « Perdez 3 kilos en 2 semaines » et le sous-titre nous invite à faire de l’exercice comme médicament.

Comment parvient-on à imposer aux jeunes filles des critères de beauté inatteignables alors que la majorité d’entre elles ne ressemblent en rien aux modèles qu’on leur propose ? Cette situation aurait, aux dires de certains analystes, des racines économiques. En présentant un idéal difficile à atteindre et à maintenir, on assure la croissance et la rentabilité de l’industrie des produits amincissants et des cosmétiques. (On évalue que l’industrie des produits amincissants génère à elle seule 224 milliards de dollars (américains) chaque année en vendant des cures amincissantes sporadiques[8], à la suite desquelles 80 p. cent des personnes reprennent les kilos perdus pendant ce régime)[9]. Les publicitaires savent que, si les filles et les femmes sont insatisfaites de leur apparence, elles sont plus susceptibles d’acheter des produits de beauté, de nouveaux vêtements et des produits de régime – une gigantesque industrie médiatique s’est donc construite en alimentant, tout simplement, cette insatisfaction qui ronge la plupart des femmes[10].

Ces messages sont si puissants et si répandus au sein de notre société que les filles s’en trouvent affectées bien avant d’être mises en contact avec les publicités et les magazines de mode ou de beauté : on a découvert qu’une fillette de trois ans préfère les pièces d’un jeu illustrant des gens minces plutôt que des gens plus en chair[11]. Les filles sont aussi exposées aux messages de beauté plus facilement par le biais des médias sociaux sur leurs appareils électroniques personnels. Le besoin d’être constamment connecté aux réseaux sociaux permet aux messages sur la nécessité « d’avoir une vie parfaite » et « d’être belles en tout temps » de s’immiscer dans chaque aspect de leur vie[12]

Une surexposition à ces images affecte les filles en les poussant à acheter des produits de beauté et des régimes amincissants, mais les conséquences de cette situation sont plus graves encore. Selon la recherche, quand des filles et des femmes sont constamment exposées à ces images retouchées dans PhotoShop de femmes jeunes, minces et à la peau lisse, elles risquent de développer une dépression, un manque d’estime de soi et une insatisfaction corporelle : une de ces études montre que la moitié des filles âgées de 16 à 21 ans affirment vouloir subir une chirurgie pour améliorer leur apparence[13].

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Une publication Instagram de Dana Mercer. À gauche, une image posée et éclairée pour correspondre aux normes de beauté conventionnelles. À droite, une image montrant une apparence plus naturelle. La légende indique : 'Instagram versus réalité.'

Jean Kilbourne, une militante de l’image des femmes dans les médias, en conclut que « Nous, les femmes, sommes devenues accros à l’idée de consommer des produits amincissants qu’on nous vend dans les publicités des magazines féminins et dans nos émissions préférées – tout ce beau discours nourrit notre angoisse liée au surpoids[14] ». Ce flot de messages sur la minceur, les régimes et la beauté ne cessent de répéter aux jeunes filles « ordinaires » qu’elles ont constamment besoin d’améliorer leur image – et que le corps féminin est un objet imparfait qu’on se doit de parfaire. Dans certains cas, il peut s’agir d’un facteur favorisant le développement de troubles alimentaires chez les filles et d’un obstacle à leur rétablissement. Selon Robbie Campbell (Ph. D.), professeur en psychiatrie à l’Université Western, bien que de multiples facteurs contribuent aux troubles alimentaires, « les médias influencent la seule chose qui semble perpétuer le problème. Ils sont des déclencheurs incessants alors que nous tentons de favoriser le bien-être chez ces jeunes filles[15]. » Les représentations médiatiques des troubles de l’alimentation peuvent également être en partie responsables de l’idée fausse selon laquelle ces troubles ne concernent que les personnes minces : en réalité, une étude menée auprès d’adolescents canadiens a révélé que moins de 6 % des personnes souffrant de troubles de l’alimentation avaient un indice de masse corporelle situé dans la fourchette des poids « insuffisants[16] ».

Kilbourne est d’avis que cette surabondance d’images médiatiques représentant des corps féminins d’une insoutenable maigreur signifie que les corps de « vraies » jeunes filles sont devenus invisibles dans les médias de masse. Et le plus dramatique, ajoute Kilbourne, c’est qu’un nombre effarant de jeunes filles intériorisent ces stéréotypes et jugent leur apparence en fonction des normes établies par l’industrie de la beauté. Miser essentiellement sur la beauté et le désir finit par « réellement détruire toute forme de conscience ou d’action susceptible de changer les choses, dit-elle » [17].

Les conséquences sont graves et bien réelles; il faut donc aider les jeunes filles à acquérir un esprit critique, mais aussi à comprendre comment se construit une représentation médiatique du corps féminin et pourquoi ces images font la une. Mieux encore, elles doivent acquérir la force de défier ces images médiatiques et exiger une représentation réaliste du corps féminin. Comme les jeunes filles sont exposées à ces messages dès leur plus jeune âge, nous devons entreprendre l’éducation aux médias beaucoup plus tôt, dès la plus tendre enfance.

Les garçons

Les questions en matière de médias et d’image corporelle tournent habituellement autour des filles, mais voilà que les chercheurs et les professionnels de la santé s’intéressent également aux garçons depuis un certain temps. Un garçon qui grandit éprouve également de l’anxiété à l’égard de son corps : une étude récente a révélé qu’un jeune Canadien sur quatre risque de développer une dysmorphie musculaire, c’est-à-dire que le désir d’un corps musclé les pousse à des extrêmes malsains[18].

Si les images médiatiques du corps féminin idéal peuvent évoluer au fil du temps, ce n’est que relativement récemment que le corps des hommes a été idéalisé dans les médias de masse, et encore plus récemment qu’un corps masculin idéal a été considéré comme nécessaire à la célébrité. Comme le dit l’auteur Elamin Abdelmahmoud : « Harrison Ford n’avait pas besoin d’abdominaux pour électriser le public, pas plus que Bruce Willis. Ils avaient l’air en forme, certes, mais une partie de l’attrait résidait dans leur allure de gars normaux[19]. » Aujourd’hui, même les acteurs qui débutent dans la comédie, comme Kumail Nanjiani et John Krasinski, ont besoin d’un physique impossible à atteindre : « Pour les acteurs masculins, obtenir un rôle dans des films d’action, et en particulier de superhéros, est le meilleur moyen de devenir une star. À quelques rares exceptions près, votre corps doit ainsi avoir l’air superhéroïque[20]. »

Il est plus difficile d’évaluer leur taux d’insatisfaction vis-à-vis leur corps parce que, dans notre société, on s’attend à une certaine nonchalance de leur part à ce sujet. Toutefois, il ne fait aucun doute que les représentations médiatiques du modèle masculin idéalisé affectent les garçons. Puisque les médias sociaux ont fait des jeunes des créateurs de médias, ainsi que des consommateurs, encore plus actifs, les garçons sont maintenant davantage conscients de leur propre apparence. Comme l’a dit un des participants à l’étude Partager ou ne pas partager de HabiloMédias, « pour les garçons surtout, il est préférable de prendre une photo sous une bonne lumière pour montrer que nous avons une bonne gueule[21] ».

Il faut dire aussi que les jeunes hommes sont de plus en plus ciblés par les annonceurs qui voient en eux une manne lucrative; on peut donc en déduire que ces modèles masculins ne disparaîtront pas de sitôt de nos magazines. D’autres recherches ont permis d’établir un lien entre la hausse du nombre d’images de corps masculins idéalisés dans les médias et la hausse de l’insatisfaction corporelle et des troubles liés au poids chez les garçons et les jeunes hommes. Par exemple, une étude réalisée en 2017 conclut que les messages que les hommes voient en ligne contribuent à leur insatisfaction corporelle parce qu’ils font la promotion de pratiques strictes d’exercice et d’alimentation visant à produire le physique musculaire idéal.[22] Comme l’explique Jennifer Mills, professeure agrégée de psychologie clinique à l’Université York : « L’homme moyen se compare à un type de corps hyper-musclé et très maigre, ce qui le rend encore plus mal à l’aise dans son propre corps parce qu’il n’est pas à la hauteur de cet idéal[23]. »

L’insatisfaction des garçons et des jeunes hommes, face à leur corps, est alimentée par le modèle idéalisé du corps viril présenté dans les médias, mais également par la représentation idéalisée la femme dite féminine. Dans une étude parue en 2009, on découvre que les jeunes hommes se soucient davantage de leur apparence physique après avoir feuilleté des « magazines pour hommes » représentant des photos sexy de femmes courtement vêtues; ils en déduisent que les filles s’attendent à rencontrer des garçons répondant, eux aussi, aux critères de beauté masculine de l’heure.[24]

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Image d’un homme très musclé soulevant un poids à côté d’un homme bedonnant. La légende fait une comparaison sur le poids que nous soulevons.

Une étude réalisée en 2020 a révélé qu’un tiers des garçons âgés de 11 à 17 ans avaient vu des contenus en ligne les encourageant à « muscler » leurs corps[25]. Cette obsession peut se manifester de différentes manières : une idée fixe, celle par exemple de s’entraîner, en particulier aux poids et haltères; la surconsommation de stéroïdes anabolisants et autres drogues visant une meilleure performance, des produits susceptibles d’endommager le cœur, le foie, les reins et le système immunitaire; la dysmorphie musculaire, un état caractérisé par une extrême maigreur et une grande faiblesse chez une personne, qu’elle soit ou non bien musclée.[26]

La recherche portant sur l’image corporelle chez les garçons s’est surtout intéressée au désir de se doter d’un corps musclé; mais de récentes découvertes suggèrent que les garçons seraient moins enclins à la musculation et surtout soucieux d’atteindre et de maintenir un poids moyen, évitant la maigreur et l’embonpoint afin de ne pas se démarquer de leurs pairs[27]. Les garçons insatisfaits de leur apparence se feront donc presque toujours du souci, craignant d’être trop maigres ou en surpoids[28]. On peut donc supposer que les troubles alimentaires et les problèmes d’image corporelle sont plus fréquents qu’on ne le pense puisque les chercheurs ont principalement mesuré le taux d’insatisfaction des garçons basé sur leur désir d’avoir un corps musclé. Par ailleurs, on peut aussi en déduire que les programmes d’intervention conçus pour les filles seront moins efficaces auprès des garçons : par exemple, les chercheurs ont conclu que le programme « Body Talk in the Digital Âge » aide les jeunes à résoudre leurs problèmes liés à l’image corporelle, réussit bien auprès des filles, mais semble peu efficace auprès des garçons[29].

C’est peut-être parce que les filles, en général, expriment ouvertement leur inquiétude face à leur apparence et en particulier leur poids alors que les garçons, de leur côté, doivent veiller à n’être ni trop maigres ni en surpoids tout en ayant l’air de ne pas trop se soucier de leur apparence[30]. Julia Taylor, conseillère au sein d’une école secondaire de la Caroline du Nord et auteure de Perfectly You, nous fait part de son expérience dans le cadre d’un événement portant sur l’image corporelle : « Les garçons ne voulaient même pas s’approcher de notre table de démonstration, disait-elle. Mais lorsque j’ai quitté les lieux, ils sont revenus discrètement, ont jeté un coup d’œil avant de s’en éloigner puis d’y revenir pour prendre furtivement une brochure qu’ils ont rapidement glissée dans leur poche[31]. Les parents, les enseignants et les conseillers doivent prendre conscience de ce problème d’image corporelle chez les garçons; il ne faut surtout pas attendre que les garçons viennent ouvertement solliciter notre aide[32].

Et s’il est vrai que les garçons ont besoin, tout autant que les filles, d’être éduqués et outillés en la matière, il faut se rappeler qu’ils ont besoin de programmes conçus spécifiquement pour eux[33]; non seulement ces programmes doivent répondre à leurs préoccupations (le désir d’être musclé et la pression voulant qu’on maintienne un poids moyen pour ne pas se démarquer du groupe), mais il faut s’assurer que les garçons pourront se les procurer discrètement et les utiliser en toute intimité, loin du regard de leurs pairs.

Jeunes transgenres, non binaires et non conformes au genre

« Nous avons besoin de plus de représentations de corps de personnes transgenres, queers, noires, qui montrent des courbes et des incapacités[34]. »

Les jeunes qui sont transgenres, non binaires ou non conformes au genre vivent également des problèmes d’image corporelle. Bien qu’il existe relativement peu de recherches scientifiques sur ces groupes et l’image corporelle[35], celles qui ont été réalisées suggèrent qu’ils subissent des effets semblables à ceux des autres genres[36].

La rareté de leur représentation dans les médias et la gamme restreinte de corps non binaires, qui sont presque toujours minces, blancs et androgynes, lorsqu’ils y sont représentés, complexifient ces impacts[37]. Si les jeunes transgenres sont susceptibles d’être plus satisfaits de leur corps au cours du processus d’affirmation de genre, ils adoptent aussi fréquemment des comportements à risque tels que l’utilisation de laxatifs et l’adoption de restrictions alimentaires extrêmes[38], et constatent souvent que la dysphorie de genre et d’autres problèmes d’image corporelle sont interreliés et s’aggravent l’un et l’autre[39].

Les ressources qui traitent des problèmes d’image corporelle commencent toutefois à reconnaître les intersections entre ces problèmes et l’identité de genre : par exemple, A Smart Girl’s Guide: Body Image Book, un livre sur l’image corporelle publié par American Girl, inclut les identités transgenres et non binaires et encourage les enfants à parler à un adulte de confiance de leur relation avec leur corps[40].

Si vous ou une personne de votre entourage avez besoin d’aide pour composer avec un trouble de l’alimentation, visitez le site du National Eating Disorder Information Centre.


[1] Kite, J., Huang, B. H., Laird, Y., Grunseit, A., McGill, B., Williams, K., ... & Thomas, M. (2022). Influence and effects of weight stigmatisation in media: A systematic review. ClinicalMedicine, 48.

[2] Kowal, M., Sorokowski, P., Pisanski, K., Valentova, J. V., Varella, M. A., Frederick, D. A., ... & Mišetić, K. (2022). Predictors of enhancing human physical attractiveness: Data from 93 countries. Evolution and Human Behavior, 43(6), 455-474.

[3] Kleemans, M., Daalmans, S., Carbaat, I., & Anschütz, D. (2018). Picture perfect: The direct effect of manipulated Instagram photos on body image in adolescent girls. Media Psychology, 21(1), 93-110.

[4] Sole-Smith, V. (2023). Fat talk: parenting in the age of diet culture. First edition. New York, Henry Holt and Company.

[5] Valkenburg, P. M., Peter, J., & Walther, J. B. (2016). Media effects: Theory and research. Annual review of psychology, 67, 315-338.

[6] Jarman, H. K., McLean, S. A., Slater, A., Marques, M. D., & Paxton, S. J. (2021). Direct and indirect relationships between social media use and body satisfaction: A prospective study among adolescent boys and girls. New Media & Society, 14614448211058468.

[7] Griffiths, S. et al (2016) Sex differences in the relationships between body dissatisfaction, quality of life and psychological distress. Australian and New Zealand Journal of Public Health, 40(6). 518-522.

[8] Weight Loss and Weight Management Market Size, Share, Growth Analysis Report By Diet (Meal, Supplement, and Beverage), By Service (Fitness Centers, Consulting Services, Slimming Centers, and Online Programs), and By Region - Global and Regional Industry Insights, Overview, Comprehensive Analysis, Trends, Statistical Research, Market Intelligence, Historical Data and Forecast 2022 – 2030. (2022) Facts and Figures. https://www.fnfresearch.com/weight-loss-and-weight-management-market

[9] Priya Sumithran, Luke A. Prendergast, Elizabeth Delbridge, Katrina Purcell, Arthur Shulkes, Adamandia Kriketos, Joseph Proietto. Long-Term Persistence of Hormonal Adaptations to Weight

[10] Royal Society for Public Health. (2017, mai) Status of mind: Social media and young people’s mental health and wellbeing. Consulté sur le site https://www.rsph.org.uk/uploads/assets/uploaded/d125b27c-0b62-41c5-a2c0155a8887cd01.pdf

[11] (Harriger, J.A., Calogero, R.M., Witherington, D.C., & Smith J.E. (2010). Body size stereotyping and internalization of the thin-ideal in preschool-age girls. Sex Roles, 63, 609-620. doi: 10.1007/s11199-010-9868-1)

[12] Girl Guiding UK. Girls Attitude Survey. 2019.

[13] Sherlock, M., & Wagstaff, D. L. (2019). Exploring the relationship between frequency of Instagram use, exposure to idealized images, and psychological well-being in women. Psychology of Popular Media Culture, 8(4), 482–490. https://doi.org/10.1037/ppm0000182

[14] Kilbourne, Jean. Can’t Buy My Love: How Advertising Changes the Way We Think and Feel. Touchstone, 2000.

[15] Gollom, Mark. « Vogue ban of too-thin models a ‘huge’ step. » CBC News, le 4 mai 2012. <https://www.cbc.ca/news/canada/vogue-ban-of-too-thin-models-a-huge-step-1.1195703>

[16] Flament, M. F., Henderson, K., Buchholz, A., Obeid, N., Nguyen, H. N., Birmingham, M., & Goldfield, G. (2015). Weight status and DSM-5 diagnoses of eating disorders in adolescents from the community. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 54(5), 403-411.

[17] Kilbourne, 2000.

[18] Ganson, K. T., Hallward, L., Cunningham, M. L., Rodgers, R. F., DClinPsych, S. B. M., & Nagata, J. M. (2023). Muscle dysmorphia symptomatology among a national sample of Canadian adolescents and young adults. Body Image, 44, 178-186.

[19] Abdelahmoud, E. (2021) « This is What it’s Like for Men with Eating Disorders. » Buzzfeed. https://www.buzzfeednews.com/article/elaminabdelmahmoud/male-eating-disorders-overexercise-body-image-diet?ref=bfnsplash [traduction]

[20] Abed-Santos, A. (2021) « The open secret to looking like a superhero. » Vox. https://www.vox.com/the-goods/22760163/steroids-hgh-hollywood-actors-peds-performance-enhancing-drugs [traduction]

[21] Johnson, M., Steeves, V., Shade, L.R, Foran, G. (2017) Partager ou ne pas partager :

Comment les adolescents prennent des décisions en matière de vie privée à propos des photos sur les réseaux sociaux.

[22] Carrotte, E.R, Prichard, I., Su Cheng Lim, M. (2017) Fitspiration on social media: A content analysis of gendered images. Journal of Medical Research 19(3).

[23] Cité dans Khan, A. (2022) « How these men are overcoming social media-fuelled body image mental health challenges. » Global News. https://globalnews.ca/news/8468688/men-body-image-socia-media/ [traduction]

[24] Field, A., Sonneville, K., Crosby, R. (2014) Prospective Associations of Concerns About Physique and the Development of Obesity, binge drinking, and drug use among adolescent boys and young adult men. JAMA Pediatrics 168(1). 34-39.

[25] Katz, A & El Asam, Aiman. (2020) In Their Own Words: The Digital Lives of Schoolchildren. Internet Matters. https://www.internetmatters.org/wp-content/uploads/2020/10/Internet-Matters-CyberSurvey19-Digital-Life-Web.pdf

[26] Kurtz, Sara. Adolescent Boys’ and Girls’ Perceived Body Image and the Influence of Media: The Impact of Media Literacy Education on Adolescents Body Dissatisfaction. Carroll University, décembre 2010.

[27] S. Bryn Austin, Jess Haines, Paul J. Veugelers. Body satisfaction and body weight: gender differences and sociodemographic determinants. BMC Public Health 2009, 9:313.)

[28] Freeman et al. (2012). La santé des jeunes Canadiens : un accent sur la santé mentale. Agence de la santé publique du Canada.

[29] Bell, B. T., Taylor, C., Paddock, D. L., Bates, A., & Orange, S. T. (2021). Body talk in the digital age: A controlled evaluation of a classroom-based intervention to reduce appearance commentary and improve body image. Health Psychology Open, 8(1), 20551029211018920.

[30] Norman, Moss. Embodying the Double-Bind of Masculinity: Young Men and Discourses of Normalcy, Health, Heterosexuality, and Individualism. Men and Masculinities, le 17 septembre 2011

[31] Grace Rubinstein. Boys and Body Image: Eating Disorders Don’t Discriminate. Edutopia, avril 2010.

[32] Ibid.

[33] McCabe, M.P., Ricciardili, L.A. (2006). A prospective study of extreme weight change behaviors among adolescent boys and girls. Journal of Youth and Adolescence, 35(3), 425-434.

[34] Quoted in Women and Equalities Committee (2020). Body Image Survey Results. https://publications.parliament.uk/pa/cm5801/cmselect/cmwomeq/805/80502.htm [traduction]

[35] Heiden-Rootes, K., Linsenmeyer, W., Levine, S., Oliveras, M., & Joseph, M. (2023). A scoping review of the research literature on eating and body image for transgender and nonbinary adults. Journal of Eating Disorders, 11(1), 111.

[36] Shaheen, A., Kumar, H., Dev, W., Parkash, O., & Rai, K. (2016). Gender difference regarding body image: A comparative study. Advances in Obesity, Weight Management & Control, 4(4), 76-79.

[37] Ifrach, M.R. (2022) Body Image, Perception and Health Beyond the Binary. National LGBTQIA+ Health Education Center. https://www.lgbtqiahealtheducation.org/wp-content/uploads/2022/06/Body-Image-Perception-and-Health-Beyond.pdf

[38] Brewer, G., Hanson, L., & Caswell, N. (2022). Body image and eating behavior in transgender men and women: The importance of stage of gender affirmation. Bulletin of Applied Transgender Studies, 1(1-2), 71-95.

[39] Cusack, C. E., Iampieri, A. O., & Galupo, M. P. (2022). “I’m still not sure if the eating disorder is a result of gender dysphoria”: Trans and nonbinary individuals’ descriptions of their eating and body concerns in relation to their gender. Psychology of sexual orientation and gender diversity.

[40] Battinger, B. (2022) American Girl sticks by LGBTQ+ identities in body image book despite boycott threats. The Sacramento Bee.