Propagande haineuse en ligne

Malgré les nombreux avantages offerts, Internet peut aussi agir en tant que plateforme pour ceux qui cherchent à promouvoir la haine et la violence. Nous expliquerons ce qu’est la haine sur Internet, et nous examineront les lois au Canada qui touchent sur la haine sur Internet et comment les jeunes peuvent y réagir tout en respectant la liberté d’expression.

Internet est devenu l’outil de communication par excellence partout dans le monde, et cette portée internationale, combinée à l’impossibilité de surveiller toutes les communications, en a fait l’outil de prédilection qui permet aujourd’hui aux extrémistes de renouveler les vieilles haines, de réunir des fonds et de recruter des membres. La quantité et la sophistication des sites web extrémistes se sont accrues au même rythme que l’expansion d’Internet.

Fong [1], Guichard [2] et Hope [3], entre autres, ont souligné que les protocoles actuels pour contrer la propagande haineuse sur Internet se sont avérés inadéquats pour gérer des contenus haineux et offrir des occasions d’enseignement, principalement parce qu’ils ont échoué à cerner adéquatement l’envergure et la nature complexe et litigieuse de la propagande haineuse sur Internet.

Ce guide aide les corps policiers, les groupes communautaires et les éducateurs à reconnaître les contenus haineux sur Internet – surtout lorsqu’ils s’adressent aux jeunes.

La radicalisation réfère au processus par lequel les personnes en arrivent à croire que la défense de leur propre groupe peut justifier la violence contre les autres et même contre eux-mêmes. Les membres d’un groupe n’ont pas tous le même degré de radicalisation ; en fait, au sein même d’un groupe haineux, seul un petit nombre de personnes peuvent être radicalisées au point d’inciter à la violence et de passer aux actes. De ce fait, le recrutement mené par les groupes sectaires ne s’effectue pas en une seule étape, mais à travers un processus graduel où les membres infusent de plus en plus de leurs identités à l’intérieur du groupe et de son idéologie.

La réponse conventionnelle du gouvernement face à la propagande haineuse sur Internet a été de policer le cyberespace comme le prolongement du territoire de l’État, en ignorant la ligne de démarcation entre le « en ligne » et le « hors ligne ».

Il n’est pas toujours facile de discerner quand un contenu haineux publié sur Internet passe d’offensant à carrément illégal. La frontière est souvent mince entre liberté d’expression et propos haineux. D’ailleurs, la définition de ce qui est acceptable ou non d’exprimer et de diffuser varie d’un pays à l’autre. Sur Internet, la ligne est encore plus mince, et un commentaire haineux affiché légalement dans un pays peut être considéré illégal dans des pays où les critères sont plus rigoureux.

Internet a été salué, à juste titre, comme un lieu de communications novateur, un marché interactif d’idées et d’informations où toute personne possédant l’équipement et les connaissances nécessaires peut ouvrir boutique. Il est devenu un outil vital offrant à tous un accès sans précédent à une myriade d’informations et de services ; malheureusement, ce moyen d’échanges incomparable a cependant un désavantage : parmi ses multiples sources d’information valables, Internet présente aussi une foule de contenus offensants, incluant de la propagande haineuse visant à soulever l’opinion publique contre certains groupes.

Jouer sans se faire jouer

Ce jeu, conçu pour les jeunes de 8 à 10 ans, convie les joueurs à en apprendre davantage sur le marketing en ligne, la protection de la vie privée et les rencontres avec des étrangers.

Dans ce module interactif, les élèves sont invités à se balader avec Alexandre et Alexandra sur 12 sites fictifs afin d’évaluer leurs habiletés à naviguer en toute sécurité.

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