Il est prouvé que l’éducation aux médias peut lutter contre la pratique des médias qui nous imposent des modèles masculins et féminins parfaitement irréalistes. Par exemple, une étude réalisée en 2015 révèle que les filles aussi jeunes que la 5e année qui ont reçu une éducation aux médias à l’école avaient une meilleure estime d’elles-mêmes et étaient plus satisfaites de leur corps.

La croyance populaire voulant que « minceur soit synonyme de beauté » est profondément ancrée dans notre société.

Où que nous posions le regard, nous sommes littéralement bombardés d’images de corps féminins, des femmes et des filles – et leurs attributs – servent à vendre n’importe quoi, de la nourriture en passant par les voitures. Les comédiennes du cinéma et de la télévision sont de plus en plus jeunes, grandes et minces. Les magazines féminins regorgent d’articles soulignant l’urgence de perdre ces dix derniers kilos en trop pour enfin toucher le bonheur : un mariage parfait, des enfants merveilleux, une sexualité formidable et une carrière gratifiante. L’ère de Snapchat et d’Instagram a perpétué la notion voulant que nous devions avoir le type idéal de corps pour avoir une vie idéale.

Malgré la popularité d’Internet, le cinéma et la télévision demeurent encore les médias favoris chez les jeunes (bien qu’ils les utilisent de plus en plus en ligne) [1].

Les questions en matière de médias et d’image corporelle tournent habituellement autour des filles, mais voilà que les chercheurs et les professionnels de la santé s’intéressent également aux garçons depuis un certain temps. La recherche en ce sens indique que, même si les garçons discutent rarement de leurs insécurités, ils ne sont pas à l’abri de l’anxiété liée à leur image corporelle.

La publicité, surtout celle qui traite de mode et de cosmétiques, semble avoir un grand impact sur l’image de soi et sur l’apparence que nous « devrions » avoir. Les publicités ont aussi une grande influence sur l’image et l’insatisfaction corporelles : la moitié des publicités diffusées dans les magazines pour adolescents utilisent une « beauté sexualisée » pour vendre des produits, créant une mentalité dès leur plus jeune âge voulant que pour être beaux, il faut agir d’une certaine façon et avoir un certain look.

Avatars et image corporelle

Dans cette leçon, le concept des « avatars » sera présenté aux élèves, lesquels partageront leurs expériences de la création et de l’utilisation d’avatars dans des jeux vidéo et des mondes virtuels. Ils créeront des avatars à l’aide d’un programme qui limite intentionnellement les types corporels et les marqueurs de genre, créant d’abord un avatar de leur propre sexe et ensuite du sexe opposé. Ils discuteront ensuite du programme et établiront un lien avec les représentations du genre et des images corporelles dans les jeux et les mondes virtuels et dans d’autres médias. Les élèves créeront ensuite des avatars à l’aide d’une version beaucoup plus flexible du programme et compareront cette expérience à la version plus limitée. Puis, les élèves utiliseront le programme plus polyvalent pour créer des avatars qui représentent la façon dont ils se voient et comment ils aimeraient que les autres les voient en ligne et réfléchiront sur les choix de leur création.

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Une représentation de soi-même en ligne

Dans cette leçon, les élèves parlent de déguisements et de l’adoption d’une identité qui leur ressemble ou qui est différente d’eux. La notion d’avatar leur est présentée comme une sorte de « déguisement » à l’intérieur d’un jeu vidéo et ils examinent comment des contraintes techniques, génériques et esthétiques liées à la création et à la personnalisation des avatars peuvent nuire à leurs choix et à leur capacité de se représenter eux-mêmes en ligne.

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