Il n’y a pas si longtemps, l’inquiétude provoquée par les prédateurs sexuels en ligne était à ce point prédominante que quiconque essayait d’attirer l’attention sur le problème de la cyberintimidation avait l’impression de parler dans le désert. Mais, ces dernières années, de nouvelles études ont non seulement tracé un portrait plus réaliste des risques de la sollicitation en ligne à des fins sexuelles, mais ont aussi sensibilisé le public à la gravité de la cyberintimidation. Malheureusement, toute l’attention médiatique maintenant dirigée vers la cyberintimidation risque de créer dans le public une perception aussi erronée et limitée que ce fut le cas pour le phénomène de prédation sexuelle sur Internet.

Il y a de nombreuses manières de définir Internet, mais je dois vous avouer que je n’avais jamais songé à « empyrée immatériel fait d’octets ». Cette formule vient d’Antonio A. Casilli, un chercheur français (il est aussi socio-anthropologue, usager, sociologue de l’informatique) qui vient de publier Les liaisons numériques aux éditions du Seuil.

On la connait, l’image de l’océan et du petit poisson, qui illustre si bien le sentiment de nombreux francophones au pays : c’est l’histoire du p’tit francophone perdu dans un océan anglophone…

En tant que pédagogue oeuvrant pour l’éducation aux médias, je ne peux que me réjouir du fait que l’Ontario ait décidé d’inclure à son cursus scolaire des leçons sur la sécurité sur Internet.

L’industrie de la musique va mal. Et c’est la faute d’Internet.

Pourquoi ? A cause du partage de fichier ( « Peer to Peer », ou encore P2P) –la bête noire des maisons de disques.

Si Internet a donné un nouveau terrain de chasse aux corporations et publicitaires, il a également ouvert un nouvel espace de convivialité et de coopération aux habitants du « village planétaire ». Wiki, GNU, Creative Commons, Copyleft, … autant de concepts qui sont nés du réseau dans le but d’en rendre l’aspect collaboratif plus libre.

Je n’ai pas eu la chance d’assister au Colloque international du CEFRIO intitulé Enquête sur la génération C : Les 12-24 ans, utilisateurs extrême d’Internet et des TI . L’événement n’était pas des moindres, puisque non seulement on y dévoilait les résultats attendus de cette enquête québécoise, mais on y attendait aussi des sommités internationales comme danah boyd (c’est elle qui n’aime pas les majuscules), et d’autres du crû comme Mario Asselin, Felix Genest ou Ron Canuel. Le programme, d’autant que j’ai pu en juger de l’extérieur, semblait allier orateurs et panels de discussion en proportions stœchiométriques. Et les conditions techniques étaient à la hauteur de l’intitulé du colloque : WiFi à volonté, et salle équipée d’un écran géant diffusant en temps réel les commentaires de twitterers zélés. Pour ceux qui ne connaissent pas bien Twitter, j’explique : le CEFRIO avait mis en place pour l’événement un « hashtag », en d’autres termes une étiquette (#GenC), qui permet de rassembler tous les tweets (messages) portant ce thème en une seule liste, laquelle liste était projetée en simultané dans la salle du colloque.

Je l’avoue, je fais plutôt partie des « optimistes d’Internet ».

Twitter est une plateforme de micro-blogging : on y publie des messages courts (moins de 140 caractères, espaces compris), qui répondent à la question « Qu’êtes-vous en train de faire ? ». Cette question a son importance : elle permet de situer Twitter, non comme un service de conversation, mais un service de partage.

L’Homme est un animal social avant tout. Mettez-le devant Internet, et en moins de dix ans, il

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