Les femmes sont soumises à une profonde pression exercée par la publicité, la télévision, le cinéma et les nouveaux médias pour qu’elles soient sexuellement attirantes et actives.

Les grands médias, et en particulier les émissions de télévision pour enfants, offrent plus de modèles positifs aux petites filles que jamais auparavant. Les personnages féminins de Cornemuse, Macaroni tout garni et Mona le vampire sont solides et fonctionnent sur un pied d’égalité avec leurs pendants masculins.

Plusieurs spécialistes considèrent la rareté des femmes dans les médias préoccupante. Sous-représentées dans les émissions d’information, les femmes sont souvent décrites de manière stéréotypée quand elles sont présentes. Les professionnelles et les sportives sont particulièrement touchées par cette tendance.

Depuis les années 1960, les féministes font valoir qu’il « importe de savoir qui a du succès ». En ce qui a trait aux médias de masse, ce sont les hommes qui continuent de « réussir ».

Cette section traite de la représentation des hommes et de la masculinité dans les médias. On y discute de sujets tels que les stéréotypes masculins dans les médias, comment les enfants discernent la représentation de la masculinité dans les médias, comment divers médias contribuent aux stéréotypes masculins, l’autorité masculine dans la couverture de l’actualité et, enfin, on y aborde le rôle joué par les médias dans l’établissement des attitudes en regard de la masculinité.

L’adolescence est un moment déterminant de la construction de l’identité des individus. C’est pourquoi il est important de savoir comment les jeunes reçoivent les divers stéréotypes que leur présentent les médias.

Dans son étude sur la masculinité et les médias sportifs, le groupe de recherche Children Now a constaté que la plupart des messages publicitaires ciblant les téléspectateurs masculins tendent à être diffusés au cours d’émissions sportives.

Nous connaissons tous les stéréotypes : la femme fatale, la supermaman, la minette, la femme de carrière opportuniste. Peu importe le rôle, la télévision, le cinéma et les magazines populaires débordent d’images de femmes et de jeunes filles qui sont en général blanches, extrêmement minces et impeccablement maquillées, même après avoir anéanti un groupe de vampires ou confronté une phalange grecque.

Plusieurs chercheurs et universitaires ont décelé l’existence d’une variété de stéréotypes chez les personnages masculins mis en avant dans les médias. Le rapport Boys to Men: Media Messages About Masculinity en définit cinq comme étant les plus courants : Le Comique, Le Dur, L’Homme fort, Le Grand Boss (ou L’Homme d’affaires), Le Héros.

La famille, les amis, l’école et la communauté jouent tous un rôle dans la manière dont les garçons perçoivent la masculinité. Les grands médias aident aussi à définir ce que doit être un « vrai » homme dans notre société. L’image renvoyée par les médias implique généralement que le contrôle de soi et des autres, l’esprit de compétition, la violence, l’indépendance financière et la désirabilité physique sont autant de qualités gagnantes quand on est un homme.

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