La réponse conventionnelle du gouvernement face à la propagande haineuse sur Internet a été de contrôler le cyberespace comme un prolongement du territoire de l’État, en ignorant la ligne de démarcation entre l’espace « en ligne » et « hors ligne ».

La haine en ligne peut entraîner des impacts de trois façons interdépendantes :

  • le tort subi par les victimes, découlant soit d’un harcèlement personnel ou d’une expérience hostile dans les espaces virtuels;
  • les risques de radicalisation, de sympathie à la cause et d’éventuel militantisme;
  • l’impact qu’elle provoque sur les valeurs et la culture des espaces virtuels dans lesquels elle se manifeste.

La frontière est souvent mince entre liberté d’expression et propos haineux. D’ailleurs, la définition de ce qui est acceptable ou non d’exprimer et de diffuser varie d’un pays, d’une plateforme et d’une communauté à l’autre. Sur Internet, la ligne est encore plus mince, et un commentaire haineux affiché légalement dans un pays peut être considéré illégal dans des pays où les critères sont plus rigoureux.

Dès son avènement, Internet a été salué comme un marché exceptionnellement libre d’idées pour devenir ensuite un moyen essentiel d’accéder à de l’information et à des services. Toutefois, en marge de ses nombreuses ressources précieuses, Internet offre également son lot de contenus offensants, dont des contenus haineux, qui tentent d’attiser l’opinion publique contre certains groupes et de dresser les gens les uns contre les autres.

Ce n'est là qu'un exemple du fabuleux potentiel des médias numériques à l'école, mais la combinaison de la technologie et de l'apprentissage n'est pas sans défis. Dans notre société, peu de professions ont été touchées par l'arrivée des technologies numériques autant que l'enseignement : des téléphones cellulaires en classe à la consultation de Wikipédia et autres ressources en ligne pour les cours, en passant par la nécessité d'intégrer les TIC dans toutes les matières, tous les aspects de la vie professionnelle des enseignants s'est sont trouvés modifiés. Et comme la popularité des médias sociaux ne cesse de croître, tant chez les jeunes que chez les adultes, il est plus difficile que jamais pour les enseignants de maintenir clairement la limite entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.

Internet a révolutionné la façon dont les jeunes regardent des films : la moitié des adolescents canadiens admettent télécharger des films sans les payer au moins une fois par semaine. [1]