Une nouvelle étude sur les jeunes, la sexualité et Internet révèle que les garçons sont aussi susceptibles que les filles d’envoyer des sextos

Ottawa (Ontario), le 29 mai 2014 – Il existe très peu de différence entre les sexes chez les jeunes ayant envoyé un sexto, défini comme étant une photo sexy d’une personne où elle apparaît nue ou partiellement nue, bien que les sextos des garçons soient plus susceptibles d’être retransmis, selon une étude réalisée auprès d’élèves canadiens diffusée aujourd’hui par HabiloMédias. Les garçons sont plus susceptibles que les filles d’avoir retransmis un sexto qui leur a été envoyé et deux fois plus susceptibles de signaler avoir reçu un sexto ayant été retransmis par quelqu’un d’autre que le créateur original.

HabiloMédias a interrogé plus de 5 400 élèves de partout au pays sur leurs comportements et attitudes sur Internet dans le cadre de l’étude Jeunes Canadiens dans un monde branché. Le volet La sexualité et les relations amoureuses à l’ère du numérique examine des questions comme le sextage, les interactions romantiques en ligne, et l’accès à la pornographie et à l’information sur la sexualité.

Dans le cadre du sondage, des questions sur le sextage ont été posées aux élèves de la 7e à la 11e année qui avaient accès à un téléphone cellulaire. Huit pour cent de ces élèves (le pourcentage s’élevant à 15 % des élèves en 11e année) ont signalé avoir envoyé un sexto.

« Nous avons découvert que peu d’élèves envoient des sextos, mais qu’un plus grand nombre d’entre eux  reçoivent et retransmettent des sextos, et c’est là que les dommages sont les plus probables, dit Cathy Wing, codirectrice exécutive chez HabiloMédias. Les conclusions nous amènent à penser qu’il faut changer la culture relative au sextage en promouvant les relations saines et en aidant les jeunes à envisager le sextage comme une question éthique ».

Le nombre de garçons recherchant du contenu pornographique en ligne a augmenté depuis le dernier sondage réalisé en 2005, les garçons étant beaucoup plus nombreux que les filles à le faire. Les garçons qui recherchent du contenu pornographique sont également plus susceptibles de le faire fréquemment.

Les jeunes interagissent principalement avec les amis et la famille et sont plus susceptibles d’avoir des relations romantiques hors ligne qu’en ligne. Ils s’attendent également à ce que leurs partenaires romantiques respectent la confidentialité des messages privés, des mots de passe et des paramètres de géolocalisation.

Les conclusions clés comprennent les suivantes :

  • moins de un élève sur dix de la 7e à la 11e année ayant accès à un cellulaire envoient des sextos (9 % des garçons et 8 % des filles);
  • Cependant, un peu moins d’un quart (24 %) ont reçu un sexto directement de la part du créateur et un peu plus d’un cinquième (21 %) ont reçu un sexto retransmis par quelqu’un d’autre que le créateur.
  • 85 % des élèves qui reçoivent un sexto créé pour eux le gardent confidentiel plutôt que de le retransmettre;
  • les sextos des garçons sont plus susceptibles d’être retransmis que ceux de filles (26 % comparativement à 20 % des filles);
  • le nombre d’élèves recherchant du contenu pornographique en ligne est passé de 16 % en 2005 à 23 % en 2013;
  • les garçons (40 %) sont plus susceptibles de rechercher du contenu pornographique en ligne (7e à 11e année) que les filles (7 %) et ils sont plus susceptibles de le faire quotidiennement (14 %) ou hebdomadairement (14 %) que mensuellement (7 %), annuellement (2 %) ou moins souvent (3 %);
  • les élèves encadrés par une règle concernant les sites qu’ils ne devraient pas visiter sont plus susceptibles de dire qu’ils n’ont jamais recherché de contenu pornographique en ligne et, lorsqu’ils l’ont fait, ils sont moins susceptibles de le faire hebdomadairement ou plus souvent
  • 14 % des garçons et 12 % des filles ont signalé avoir prétendu être quelqu’un d’autre en ligne pour flirter;
  • 11 % des garçons et 6 % des filles se tournent vers Internet pour se renseigner sur la sexualité (élèves de la 4e à la 11e année).

Pour consulter La sexualité et les relations amoureuses à l’ère du numérique, des images infographiques et un diaporama, visitez le http://habilomedias.ca/jcmb/sexualite-relations-amoureuses-ere-numerique. Suivez la conversation en utilisant le mot-clic  #JCMB.

Jeunes Canadiens dans un monde branché – Phase III : La sexualité et les relations amoureuses à l’ère du numérique a été rendu possible grâce aux contributions financières de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada et de l’Alberta Teachers’ Association. 

Le prochain rapport basé sur ces données portera sur les habitudes, les activités et les attitudes des élèves à l’égard du contenu offensant en ligne. Les rapports précédents ont examiné la cyberintimidation, la vie privée en ligne et la littératie numérique en salle de classe et à la maison.

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HabiloMédias est un centre canadien à but non lucratif pour la littératie numérique et l’éducation aux médias. Sa vision veut que les jeunes aient les compétences de pensée critique nécessaires pour s’engager auprès des médias en tant que citoyens numériques actifs et informés. habilomedias.ca / @habilomedias

Personne-ressource :  
Maya Shoucair, Agente de communication, HabiloMédias
613-224-7721, poste 231, mshoucair@habilomedias.ca