Il n’y a pas si longtemps, l’inquiétude provoquée par les prédateurs sexuels en ligne était à ce point prédominante que quiconque essayait d’attirer l’attention sur le problème de la cyberintimidation avait l’impression de parler dans le désert. Mais, ces dernières années, de nouvelles études ont non seulement tracé un portrait plus réaliste des risques de la sollicitation en ligne à des fins sexuelles, mais ont aussi sensibilisé le public à la gravité de la cyberintimidation. Malheureusement, toute l’attention médiatique maintenant dirigée vers la cyberintimidation risque de créer dans le public une perception aussi erronée et limitée que ce fut le cas pour le phénomène de prédation sexuelle sur Internet.

En 2007, la cyberintimidation a été le sujet non académique numéro un dans les écoles canadiennes. Intimider sur Internet est plus facile qu’intimider dans la réalité: on peut opérer anonymement, sans peur des représailles, et on ne voit pas les conséquences de ses actes sur autrui – comme l’a joliment exprimé mon fils : « On n’a jamais vu un ordinateur pleurer ! »

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