Les sextos

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Le sextage, un phénomène récent chez les jeunes et la technologie, est l’échange électronique d’images nues,  partiellement nues ou sexualisées. Cette section examine la fréquence à laquelle les jeunes d’âges différents envoie et partagent des sextos; les raisons pour lesquelles ils le font; comment les habitudes des filles et les garçons diffèrent; et les façons possibles d’intervenir des parents, des enseignants et des autres adultes.

Le sexto est utilisé par les jeunes dans trois contextes typiques : comme un substitut à l’activité sexuelle chez des jeunes qui ne sont pas encore actifs sexuellement (généralement à la fin du primaire et au début du secondaire), comme marque d’intérêt amoureux envers une personne avec laquelle on souhaite nouer une relation amoureuse, et comme une partie de la relation amoureuse chez les adolescents sexuellement actifs : s’échanger des photos dénudées est une preuve de son engagement envers l’autre.

Le sextage – et, surtout, nos préoccupations à cet égard – est souvent dépeint comme étant un phénomène touchant essentiellement les filles; il peut donc être surprenant de constater que, selon  l’étude Jeunes Canadiens, les garçons et les filles sont tout aussi susceptibles d’envoyer des sextos d’eux-mêmes.

Mis à part le fait que le sextage fait partie d’un ensemble de comportements à risque, peu de preuves indiquent que l’envoi de sextos soit à lui seul un acte risqué; ainsi, une étude réalisée aux États-Unis auprès d’étudiants de niveau universitaire a révélé qu’un grand nombre d’entre eux ont fait état d’expériences positives.[1] Le danger survient en général lorsqu’il y a partage ou transmission des sextos.

L’étude Jeunes Canadiens a révélé que le sextage comporte d’autres différences intéressantes selon les sexes.

Les parents, les écoles et la loi essaient de trouver la meilleure façon de réagir à ce problème. Aux Etats-Unis, la pratique du sexto a valu à certains jeunes des inculpations pour pornographie infantile.