La musique en ligne

Internet a révolutionné la façon dont nous écoutons et accédons à la musique. Le développement des MP3 a facilité le téléchargement de la musique en ligne, ce qui a mené à l’établissement de détaillants de musique en ligne tels qu’iTunes, les services de diffusion en mode continu, les stations de radio internet, ainsi que les sites et programmes de partage de fichiers.

Le droit d’auteur

Ceci a obligé, par conséquent, les musiciens et l’industrie musicale à trouver de nouvelles façons de survivre dans un monde où presque toutes les chansons peuvent être téléchargées gratuitement. Les adolescents canadiens ont adopté avec ferveur le téléchargement de musique : plus de quatre adolescents sur dix disent télécharger de la musique à partir de sources gratuites au moins quelques fois par semaine. [1]

Télécharger gratuitement du matériel protégé par le droit d’auteur, y compris par le biais du partage de fichier, est une pratique illégale. Au Canada, la Loi sur le droit d’auteur assure la protection de toute œuvre, interdisant sa copie non autorisée.

Lorsqu’il pratique le partage de fichier, l’utilisateur contrevient doublement à la loi :

  • lorsqu’il copie des fichiers d’autres utilisateurs, alors qu’ils sont protégés par le droit d’auteur. Cependant, la loi autorise la copie d’œuvres musicales, et d’œuvres musicales seulement, si celle-ci est destinée à un usage strictement personnel. Or le partage de fichiers ne peut pas être considéré comme une “copie personnelle”, car le fichier que vous offrez au téléchargement est destiné à l’usage de quelqu’un d’autre.
  • lorsqu’il met à la disposition des autres utilisateurs ses fichiers dûment acquis ; le principe-même du partage de fichier est l’échange : on accède aux fichiers des autres, et on laisse les autres accéder à ses fichiers. Or, en permettant un accès public à des œuvres dont on ne possède pas les droits d’auteur, on contrevient à la loi, puisque l’usage fait du fichier cesse d’être « un usage strictement personnel ». Les dommages et intérêt pour cette infraction vont de 500 $ à 20 000 $.

Or la question n’est pas simple : certains artistes se déclarent pour le téléchargement par partage de fichiers car elle leur fait de la publicité gratuite pour leurs concerts (et c’est là qu’ils touchent le plus gros pourcentage) ; d’autres sont farouchement contre, car cela leur retirent des revenus sur la vente de leurs CD.

L’accès à des chansons inappropriées

Les fichiers audio, les vidéoclips et les paroles de plusieurs chansons peuvent être téléchargés gratuitement à partir d’Internet par quiconque, quel que soit son âge. Dans certains cas, les chansons contiennent des paroles supplémentaires qui ont été censurées dans la version offerte en magasin.

Parce que les paroles de chansons sont disponibles sans contrainte en ligne, Internet peut également être un outil des plus utiles. Pour trouver les paroles de n’importe quelle pièce musicale, entrez tout simplement le nom de la chanson et le mot « paroles » dans votre moteur de recherche préféré. N’oubliez pas que si vous utilisez un logiciel de filtrage, ce dernier pourrait bloquer les sites web contenant des paroles offensantes.

 

[1] Hajar, Kelley (avril 2012). « Teens & Movies: A Look At Canadian Teens’ Movie Preferences and Behaviors », Connect.