Lorsque vous vous inscrivez à un service sur un site Web ou que vous utilisez une application la première fois, lisez-vous attentivement la politique de confidentialité et les conditions d’utilisation? Ou, comme la plupart d’entre nous, cliquez-vous sur « J’accepte » dès que possible?

Clique si tu es d’accord

Êtes-vous en mesure de saisir rapidement et efficacement les politiques de confidentialité et les conditions d’utilisation? Apprenez à déchiffrer les documents juridiques des sites Web et des applications à l’aide de ce jeu interactif.

Quand nous pensons aux risques pour la vie privée dont sont confrontés les jeunes en ligne, nous avons tendance à imaginer des adolescents et des pré-adolescents qui partagent sans relâche des contenus sur les téléphones cellulaires et les réseaux sociaux. Toutefois, les jeunes font face à des questions associées à la vie privée à un âge de plus en plus précoce : dans le cadre d’une étude menée en 2014 au Royaume-Uni, les jeunes de 13-14 ans ont affirmé qu’ils avaient 8 1/2 ans la première fois qu’ils sont allés en ligne, les jeunes de 11-12 ans en avaient 8 et les jeunes de 9-10 ans n’en avaient que 6.[1]

L’atelier Mi-fille, mi-face

Mi-fille, mi-face examine de nombreux problèmes auxquels les adolescentes de la 7e à la 9e année peuvent être confrontées lorsqu’elles utilisent les médias numériques – notamment les réseaux sociaux.

L’atelier L’art d’être parent à l’ère numérique fait un survol des différentes activités que les enfants aiment faire en ligne et offre des conseils et des stratégies sur tous les sujets, notamment les paramètres de sécurité de Facebook, le magasinage en ligne, la cybeintimidation et la protection de votre ordinateur contre les virus.

Le tutoriel Élever les enfants avec des principes éthiques pour un monde en réseau examine certains des dilemmes moraux auxquels les enfants sont confrontés dans le cadre de leurs activités en ligne, et partage des stratégies pour les aider à acquérir l’intelligence sociale et émotionnelle dont ils ont besoin pour la prise de décision éthique – et créer de la résilience si les choses vont mal.

Les jeunes se soucient-ils de leur vie privée? Les participants à des groupes de discussion de HabiloMédias en 2012 nous ont dit qu’ils se souciaient grandement de leur vie privée, même s’ils participent activement à des plateformes et à des activités que les adultes considèrent comme étant seulement des sites de partage et de diffusion. En examinant les conclusions de notre étude Jeunes Canadiens dans un monde branché réalisée auprès de plus de 5 000 élèves des provinces et des territoires du Canada, nous pouvons maintenant commencer à comprendre cette contradiction : les jeunes ne se soucient peut-être pas de notre définition de la vie privée, mais ils veulent avoir le contrôle, le contrôle de ceux qui peuvent voir leurs publications, de ceux qui peuvent savoir où ils se trouvent et, surtout, de la façon dont les autres les perçoivent.

Quoiqu’en pensent les adultes, le respect de la vie privée compte aux yeux de nos jeunes. Mais plusieurs d’entre eux découvrent au fil du temps que leurs activités en ligne sont surveillées de près – par leurs parents, leurs enseignants et l’industrie. Une directrice d’école secondaire se crée un faux profil sur une page Facebook et ajoute, comme ami-e-s, plus de 300 élèves de son école ; la direction d’une école secondaire du Texas songe à émettre des cartes d’identité munies de puces électroniques que les élèves devront obligatoirement porter sur eux en tout temps ; dans une école de l’Indiana, un élève du secondaire est explusé après qu’un tweet profane (envoyé au milieu de la nuit à partir de l’ordinateur personnel de cet élève) dénonce le système de surveillance ayant cours dans son école.

À l’échelle internationale, un vaste éventail de législations a été élaboré afin de gérer et de protéger les renseignements confidentiels des individus. La protection de la vie privée est régie différemment selon les secteurs public et privé du Canada.

Pages