Au cours des dernières années, notre compréhension du phénomène de l’intimidation s’est grandement transformée, essentiellement grâce à notre prise de conscience quant à l’importance des témoins, ou spectateurs, dans ce type de situation. Les recherches sur l’intimidation hors ligne ont montré que, dans le déroulement d’un acte d’intimidation, les témoins peuvent jouer un rôle tout aussi important que les victimes ou les auteurs.

On parle ici de ce qu’on pourrait presque qualifier de pathologie de surcharge informationnelle. Un terme global pour définir ce grand courant dans lequel nous sommes tous aspirés au quotidien en raison de l’accès toujours croissant à une multitude de canaux de télévision ou de radios, de sites internet, et autres outils de communications que sont notamment nos portables et autres tablettes. Des outils technologiques qui font de nous des êtres surconnectés.

L’une des difficultés d’être parent dans une ère numérique est de se tenir au courant de tous les nouveaux outils et sites Web et des réseaux sociaux que nos enfants utilisent ou non ainsi que des nouveaux développements et des mises à jour touchant les outils existants. Honnêtement, je crois parfois que je suis prise au piège dans une roue de hamster du XXIe siècle!

Ah Internet ! Tant les adultes que les jeunes, je pense, ont beaucoup à apprendre sur le sujet tant 2015 et les prochaines années risquent de voir de plus en plus de nouvelles porter sur la question de la sécurité!

Quand nous pensons aux risques pour la vie privée dont sont confrontés les jeunes en ligne, nous avons tendance à imaginer des adolescents et des pré-adolescents qui partagent sans relâche des contenus sur les téléphones cellulaires et les réseaux sociaux. Toutefois, les jeunes font face à des questions associées à la vie privée à un âge de plus en plus précoce : dans le cadre d’une étude menée en 2014 au Royaume-Uni, les jeunes de 13-14 ans ont affirmé qu’ils avaient 8 1/2 ans la première fois qu’ils sont allés en ligne, les jeunes de 11-12 ans en avaient 8 et les jeunes de 9-10 ans n’en avaient que 6.[1]

Pages