HabiloMédias a établi un partenariat avec l’ACEI pour développer notre quatrième Fiche-conseils sur la sécurité destinée aux consommateurs: commerce électronique.

Ce n’est là qu’un exemple du fabuleux potentiel des médias numériques à l’école, mais la combinaison de la technologie et de l’apprentissage n’est pas sans défis. Dans notre société, peu de professions ont été touchées par l’arrivée des technologies numériques autant que l’enseignement : des téléphones cellulaires en classe à la consultation de Wikipédia et autres ressources en ligne pour les cours, en passant par la nécessité d’intégrer les TIC dans toutes les matières, tous les aspects de la vie professionnelle des enseignants s’est sont trouvés modifiés. Et comme la popularité des médias sociaux ne cesse de croître, tant chez les jeunes que chez les adultes, il est plus difficile que jamais pour les enseignants de maintenir clairement la limite entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.

La Stratégie Ender, classique de science-fiction parue en 1985, est l’un des nombreux titres de cette période à avoir pressenti l’avènement d’Internet et son éventuelle importance dans la société. Bien qu’à certains égards, la technologie décrite dans le roman nous semble quelque peu dépassée (elle ressemble davantage un tableau d’affichage s’appuyant sur le texte qu’au Web que l’on connaît aujourd’hui), un élément s’avère tout particulièrement prémonitoire : l’utilisation d’un réseau pour permettre aux jeunes de participer pleinement à la société. Les jeunes d’aujourd’hui n’utilisent pas Internet pour dominer le monde comme le font les personnages du roman, mais ils s’en servent de plus en plus pour changer le monde et un nombre croissant d’enseignants ont recours à Internet pour promouvoir l’engagement civique dans la classe.

Une affaire de fraude récente au Colorado touchant sur l’accès aux informations chiffrées est devenue une boîte de Pandore virtuel. Comme de fait, cette analogie n’est certainement pas la plus propice étant donné la situation actuelle. À l’heure présente, les procureurs américains cherchent de contraindre une femme à déchiffrer le disque dur de son ordinateur afin d’aider à la court dans leur poursuite contre elle. Ce cas illustre bien la tension qui existe entre la manière que nous percevons les nouvelles technologies et la réalité de comment elles fonctionnent. En plus, les polémiques touchant à ce sujet démontrent jusqu’à quel point la loi dépend de nos interprétations en ce qui concerne le monde du numérique. La décision du tribunal américain établira une jurisprudence qui pourra sans-doute avoir des implications au Canada. Ce qui rend cette situation tellement importante pour le domaine de la loi numérique c’est que ce sont nos propres perceptions culturelles erronées qui forment le soubassement de la crise légale.

L’une des images les plus célèbres de la vie en ligne est celle d’un dessin humoristique du New Yorker qui comportait la légende suivante : « On the Internet, nobody knows you’re a dog » (sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien). Le dessin humoristique, publié en 1993, a eu une énorme influence sur l’image imprimée dans l’imagination de l’opinion publique quant à Internet en tant que lieu où régnait l’anonymat. Il n’a pas fallu longtemps pour que cette vision humoristique de l’anonymat prenne une tournure sombre, car les parents ont commencé à craindre que les prédateurs d’Internet utilisent cette invisibilité pour attirer leurs enfants en se faisant passer pour des filles de douze ans. Il est toutefois instructif de considérer à quand remonte la publication de ce dessin humoristique et à quel point Internet a changé depuis.

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